Ségolène Royal revendique "la crédibilité" sur l'écologie
DIVERGENCE
"Je revendique la crédibilité en matière d'environnement", a souligné d'emblée la candidate en excipant de son expérience de ministre de l'environnement en 1992-1993 et des décisions prises dans sa région, "exemplaire", de Poitou-Charentes. "Pas hostile" à la création d'un poste de vice-premier ministre chargé du développement durable, qui figure en tête des priorités du pacte de M. Hulot, Mme Royal estime cependant qu'"il ne faut pas tomber dans la démagogie". "S'il y en a un pour l'environnement, alors il y aura un vice-premier ministre chargé de l'emploi et du social", a-t-elle affirmé. La création d'une taxe sur les émissions de dioxyde de carbone est apparue en revanche comme une source de divergence avec l'animateur. Sur ce point, Mme Royal prône plutôt une fiscalité incitative, "encourageante" et non "punitive". "Je ne suis pas d'accord pour augmenter systématiquement les impôts sur les énergies fossiles parce que les gens souvent n'ont pas le choix, a-t-elle expliqué. Je pense qu'au contraire on peut baisser les impôts, baisser par exemple la TVA sur toutes les énergies renouvelables, l'énergie solaire, les matériaux économes en énergie, les voitures propres, le transport collectif, les travaux d'isolation."
La candidate socialiste, qui a déjà promis de faire de la France le pays de l'"excellence environnementale", a pris l'engagement nouveau, si elle était élue, d'imposer, pour tous les permis de construire, l'obligation d'intégrer des installations d'énergies renouvelables (énergie solaire, filière bois, eco-matériaux...)....
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