Protection de l'environnement - 10 bonnes raisons pour Total de ne pas faire appel

1. La compagnie ne souhaite pas noircir son image (les oiseaux et les mains des bénévoles suffisent)

2. Elle ne souhaite pas que l'on rappelle qu'elle a été accusé d'avoir contribué au déversement de 20.000 tonnes de fioul lourd ultra-polluant sur 400 km de côtes françaises

3. Total ne souhaite pas risquer de plus gros dommages.

4. 192 millions n'est qu'une goutte dans la mer de ses profits gigantesques (12,6 milliards d'euros en 2006)

5. Des bénévoles qui ont ramassé le fioul de l'Erika sur les plages fin 1999 et en 2000 ont annoncé le 20 janvier vouloir établir un bilan sanitaire de cette opération de nettoyage. La cargaison du pétrolier est en effet soupçonnée d'être plus toxique qu'annoncée. L'Association des bénévoles de l'Erika, qui demande de nouvelles expertises, estime que « vingt mille personnes sont intervenues pour le ramassage sur les côtes ».

6. Une vingtaine des 101 parties civiles ont été écarté par le tribunal, le plus souvent pour des raisons techniques comme l'association des amis de la Terre, qui a oublié de fournir un document. Ils ne seraient pas difficiles pour eux de revenir au premier jour de l'appel avec des dossiers complets.

7. Seuls la Ligue pour la protection des oiseaux et le département du Morbihan ont bénéficié du préjudice écologique, parce qu'ils ont apporté la preuve de leur compétence en matière d'environnement. En appel, les régions pourront présenter des dossiers montrant qu'elles gèrent aussi des espaces naturels et ont donc droit à des indemnités pour atteintes à l'environnement.

8. En appel, s'il perd encore, Total pourrait se retrouver avec 400 millions de dommages et intérêts à payer.

9. La compagnie sera à nouveau très bientôt sous le feu des critiques avec l'ouverture du procès sur les responsabilités de l'explosion à Toulouse, en septembre 2001, de l'usine chimique d'AZF, une de ses filiales, qui a fait trente morts.

10. Le boycott des produits Total que vont entrainer nos 9 premières raisons.